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Le contrat est un compromis entre la sécurité juridique recherchée, la
préservation des intérêts des contractants, et le respect des
législations applicables. Il fixe le cadre des relations, il est la loi
particulière des parties en présence et a valeur de Loi.
Il
contient l’essentiel, il est exhaustif, mais ne saurait contenir
le détail des procédures d’exécution : pour
cela il renvoie aux conditions générales de ventes, aux
bibles et manuels opératoires, qui sont évolutifs.
pour autant qu’il respecte le droit applicable, il a force obligatoire
et le juge ne peut se suppléer aux parties pour modifier tout ou partie
des conditions prévues au contrat.
Contrat
de franchise qui, parfois, ne dit pas son nom :
Il arrive très fréquemment en pratique que l’on se trouve en présence
d’un contrat, instaurant un véritable rapport de franchise, mais qui a
été qualifié d’un autre nom (souvent un nom vague, passe partout, du
type "contrat de partenariat")
La qualification donnée par l’auteur n’affecte pas
la valeur du contrat. Un contrat de franchise qui ne dit pas son nom
reste un contrat de franchise, tout au plus cela traduit un manque de
clarté de son auteur qui n’a pas clairement défini
sa stratégie de développement, ou qui pense être plus attractif en évitant
d’en prononcer le nom, ou encore pour certains (de plus en plus
rares) cherche vainement à échapper
à une réglementation qu’il croit spécifique
à la franchise, alors qu’elle s’applique indistinctement
à tous les contrats de distribution.
Le
juge n’est pas lié par le nom que les parties ont donné
au contrat et dispose en tout état de cause d’un pouvoir
de requalification du contrat.
Les éléments du contrat
qui reflètent la franchise :
La
difficulté de distinguer un contrat de franchise d’un autre
contrat (concession, agréation, licence de marque…) est
largement palliée par la recherche systématique du transfert
de savoir-faire qui reste l’élément déterminant
et distinctif du système par rapport à d’autres
modes de distribution intégrée.
La convention est de franchise s’il y est fait référence
à un savoir-faire, une formation et une assistance initiales
et permanentes, des normes à respecter.
Ne pas négliger l’étude du contrat :
Il faut
se garder de se hâter de signer un contrat comme s’il s’agissait
d’une simple formalité: en pensant notamment qu’un
contrat de franchise est un document type, et qu’il ne s’agit
pas d’un document qui peut peser dans la décision du franchisé.
Le contenu du contrat est un élément de décision
du franchisé.
Parce
qu’il n’existe pas de contrat type de franchise (domaine
de liberté contractuelle) : il faut l’étudier au
cas par cas.
Le contrat
reflète l’organisation ou le flou qui peuvent régner
dans le réseau.
Idées
reçues sur le volume du contrat :
Étudier
un contrat, c’est d’abord apprécier son volume. Peut
on juger un contrat à son volume ?
Ici aussi il faut se méfier des idées reçues :
Un
contrat léger, contenant des considérations générales,
apparaît plus souple comme laissant une plus grande liberté
dans l’instauration des relations et peut être plus attrayant,
plus vendeur. Mais il laisse également une plus large place à
l’insécurité juridique : soit que le franchiseur
ne s’engage pas à grand chose, ne définit pas clairement
ses obligations, soit qu’il laisse trop de liberté dans
l’exploitation des normes au franchisé, source de désordre
dans le réseau.
Au
contraire, il ressort d’un contrat très détaillé,
une impression d’un encadrement très étroit des
droits et obligations, une faible marge de manœuvre laissée
à l’exploitant.
Le candidat peut avoir l’impression qu’il disposera de moins
de liberté qu’avec un contrat plus léger, qu’il
est réduit au rang d’un exécutant pour le compte
de.
Dans
la mesure où le contrat est surtout rédigé et signé
pour prévenir les litiges entre les contractants, mieux vaut pour
les deux parties qu’il soit détaillé : cerner contractuellement
la difficulté c’est déjà avoir prévenu
et évité dans une large mesure les différents.
Mieux vaut donc un contrat détaillé, exhaustif, que de vagues
accords qui se prêtent à l’équivoque et à
toutes les interprétations.
Équilibre:
Un contrat détaillé
est un élément positif d’appréciation du
professionnalisme du franchiseur, mais
il importe alors que le contrat soit équilibré, que l’exhaustivité
ne concerne pas seulement les droits et obligations du franchisé
mais également définissent en substance les engagements
que le franchiseur
s’est assigné au service des exploitants.
ll existe un rapport
d’interdépendance qui se traduit dans le contrat par une recherche
d’équilibre. L’équilibre ne signifie pas pour autant l’égalité, car les
deux parties ne se placent pas au même endroit,le franchisé est un
commerçant indépendant, responsable de sa gestion, le franchiseur,
garant de l’intérêt général du réseau, doit jouer le rôle d’instructeur,
de moteur et de contrôleur de la bonne application du concept et du
respect de l’image.
Ainsi,
toute obligation, notamment imposée au franchisé, doit avoir
pour corollaire une réciprocité justifiée.
Par
exemple, le fait d’obliger le franchisé à se soumettre
à des procédures de contrôle peut
être justifié par la défense du concept et de l’image
de marque du réseau; c’est une obligation qui bénéfice
à tous les membres.
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