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Le champ d’application, et
d’implication, du droit de la distribution est vaste, poussant ses
incursions dans des domaines qui relèvent du droit civil,
tel que le droit des contrats ou la protection des consommateurs, tout
autant que dans les domaines du droit commercial privé
et de la réglementation de la concurrence au plan interne et européen.
Mêlant
tradition (droit
civil) et modernité (techniques du droit
économique), le droit de la distribution repose sur :
- un principe de liberté
contractuelle et de l’autonomie de la volonté pour ce qui est
des relations entre les opérateurs commerciaux et économiques. Ainsi, en
droit interne, le législateur n’est pas intervenu pour réglementer les
conventions de franchise.
- un principe de
réglementation et d’ordre public qui encadre les relations
entre professionnels et consommateurs (qualité des produits et services,
contrôle de la publicité et de l’information, réglementation des
contrats, répression des fraudes)
Cette classification simple ne doit
pas dissimuler le fait que le principe de liberté censé gouverner les
relations contractuelles entre commerçants se heurte aujourd’hui à de
sérieuses exceptions.
En réalité, la liberté laissée aux
opérateurs professionnels pour s’associer entre eux et organiser les
circuits de distribution trouve sa limite dans le contrôle de la
concurrence
exercé de façon croissante par les pouvoirs publics au travers d’une
réglementation visant à réduire les pratiques de concertation (ententes)
et à réduire les abus (discriminations, abus de position dominante,
concurrence déloyale)
Cette réglementation, notamment au
plan communautaire, aboutit à un encadrement des accords de
distribution, dont celui de franchise.
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