Fille du libéralisme, la concurrence
se définie comme un mécanisme économique de formation
des prix par le seul et simple jeu de l'offre et de la demande. Les
interventions des pouvoirs publics pour réguler les mécanismes
de la concurrence oscillent entre la nécessité prônée
d'intervenir pour endiguer les effets pervers de la liberté
totale - qui peut générer des excès: abus
de positions dominante, concentrations et suppression de la concurrence
- et la nécessité de ménager une suffisante liberté
d'échange, favorisant l'accroissement de la compétitivité
et la création des richesses.
Aborder le droit de la concurrence
suppose d'en connaître les aspects internes,
propres au droit français, et les aspects internationaux,
pour l'essentiel le droit européen. Ces deux sources de droit
se superposent, et la législation communautaire, applicable
directement aux états membres, a eu une influence grandissante
et déterminante.
L'instauration de la communauté
européenne a conduit les législations des états
membres à un fort rapprochement. L'intégration des circuits
de production et de distribution a pour corollaire l'intégration
des législations nationales.